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14/08/2009

1. CHASSE-MOUCHE

James Hillman : « The disease which the experience of death cures is the rage to live. »

 

13/08/2009

2. ATTENDS-MOI DEHORS

Maintenant c'est l'hiver encore, et mon vieil ami Fausse Couche vient traîner chez moi comme il ne l'avait pas fait depuis passablement longtemps. Je me méfie toujours de ce genre de fantôme, à moitié mort et pas exactement vivant, qui s'invite tout à coup dans votre vie après s'en être absenté durant des années. Les fantômes sont des gens qui vous veulent quelque chose, sinon ils ne viendraient pas vous voir. Je n'aime pas ça. Je n'ai rien à donner et je ne demande rien à personne, moi. Je suis parfaitement capable de me hanter tout seul.

 

12/08/2009

3. C'EST ÇA QUI EST ÇA

Qui pour me faire croire aux vieilles histoires, pour me vendre encore de belles menteries ? Je ne connais plus d'inconnu. Tout est su.

 

11/08/2009

4. L'ÉGYPTOLOGUE

« Je commence à comprendre que je suis terrifié rien qu'à l'idée de vieillir entouré de cette bande de momies. »

 

10/08/2009

5. CONNAIS-TOI QUAND MÊME

C'est certainement un des plus sales moments de l'existence que celui-là où vous prenez conscience que les cartes sont maintenant toutes sur la table, là, devant vous, et qu'il ne vous reste plus rien à faire que de les retourner.

 

09/08/2009

6. LE DEVOIR

L'avenir est improbable, le souvenir défectueux, dans cette ville encombrée de visages inutiles qui se ratatine sous la pluie et le vent et la brume. Au mât de mon navire, mon beau navire englué, j'ai accroché une guenille sale et noire, le noir drapeau du désespoir. Mes haines sont sauves, la révolte, intacte, a toujours le goût d'un couteau entre mes dents, malgré tout ce temps passé, malgré la jeunesse en allée. - Cette nuit, j'ai joué au jeu puéril de la fin du monde. Je me suis assis à la vieille table de bois, la flamme de la bougie tremblant tristement dans l'humidité de la cuisine, j'ai bu le verre de saké rituel, puis j'ai déposé sur mon petit réchaud de chambreur le journal soigneusement plié. Fais ce que dois ! Je suis redevenu le Barbare fasciné par la soudaine violence du feu, le feu réduisant en cendres le monde et ses violences, et moi qui ne sais plus prier depuis l'enfance, j'ai laissé éclater un grand rire fou, en remplissant et en vidant mon verre, dressé, joyeux, au milieu de la pièce, dans la pénombre enfumée, et je savais dans mon allégresse que tous mes gestes sont inutiles.

 

08/08/2009

7. LA JOIE

Ah, je pouffe ! Ça marche à tout coup : quand l'envie me prend de me secouer la rate à m'en pisser dans les bottines, il me suffit d'imaginer un peu la foultitude des ratés aux mains vides qui encombrent le vaste monde, leurs bouilles d'ahuris, les yeux caves, le fléchissement du col, la lassitude, la protestation, faible, faible, inaudible, presque : « Pourtant, pourtant... » Quoi, pourtant ? Tu en as voulu, des gloires, des légendes, des femmes, des plénitudes, des fortunes, des pouvoirs, des sorcelleries, des prodiges ! Il s'est bien débattu, ton petit cœur tout gonflé d'ambitions, de délicatesses, d'amour de toi et de cette foi grandiose que tu avais en la vie, tu as rêvé que tu t'en beurrais une de ces tranches épaisses comme la main, et tu finis en te bouffant les doigts de désespoir ! « Pourtant, pourtant... » Eh oui, tu t'es pété la fiole, mon gars, tout a foiré, tes misérables rêves t'ont déboulé sur la tronche, risibles, pitoyables comme toi-même, sordides et lamentables comme ton existence, comme ta sale naissance, minable, et maintenant te voilà détruit, pire, te voilà seul, seul de la solitude du zéro absolu ! Ah ! Comme c'est drôle !

Take it like a man, my friend ! Suffer !

 

07/08/2009

8. TU SALUERAS LA MER POUR MOI

La vie est un trop long voyage à travers notre laideur.

 

06/08/2009

9. SPICILÈGE

Ça ne veut rien dire mais ça dit tout.