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16/09/2009

1. LE LE

Montre-le, puisqu’il est beau.

15/09/2009

2. ÇA

C’est quand c’est fait seul que c’est fait main.

14/09/2009

3. IL N'EST PIRE AVEUGLE QUE CELUI QUI NE VEUT PAS VOIR

Il suffit de regarder une femme pour être sensible à ses besoins.

13/09/2009

4. LA MISÈRE DES RICHES

Les gens deviennent vieux parce que beaucoup de temps s’est accumulé à l’intérieur d’eux.

12/09/2009

5. LE BONHEUR, C'EST DE CONNAÎTRE SES LIMITES ET DE LES ACCEPTER

La masse des connaissances qui se trouvent à la disposition des hommes d’aujourd’hui est inassimilable. Cet ensemble de connaissances est presque entièrement étranger au commun des mortels, qui n’y comprend rien et qui de toute façon s’en désintéresse totalement, préférant manger de la tarte. Ce serait une chose terrible si ce n’était pas terriblement amusant, au fond. Ou vice-versa.

11/09/2009

6. TU VIEILLIS, MON VIEUX

Je ne vois pas tellement l’intérêt de mourir jeune.

10/09/2009

7. UN RÉGAL

J’ai toujours pensé qu’il faut être malade pour être médecin. Quelle race d’incompétents stupides, vaseux, rapaces, ignorants, calamiteux, blasés, regrettables, arrogants, menteurs, vantards, incohérents, sordides ! Une race de garagistes aux mains blanches, bornés, soûls d’argent, qui jouent à se prendre pour Dieu le Père et qui gagnent leur lamentable existence en disant aux gens de faire le contraire de ce qu’ils font ! Ah, la mort d’un de ces salauds, quel délicieux sujet de méditation ! Le bon docteur la porte en lui-même, sa mort, comme vous et moi, comme tout le monde, bien sûr, mais il a ce regard, n’est-ce pas, qui lui vient de la connaissance approximative des mécanismes du sac, organes, boyaux, artères, glandes, cerveau. Après avoir passé une vie entière à vivre en vrai charognard de la mort des autres, quel plaisir que de l’imaginer s’examinant lui-même, considérant la progression du mal en lui, prévoyant ses propres râles de douleur, son impuissance, sa défaite, sa disparition, son effacement définitif, irrémédiable, de la surface du globe, sans qu’il puisse s’en laver les mains, pour une fois ! Ô philosophique joie ! Un médecin qui se meurt, qui se voit mourir, qui n’y peut rien, qui souffre doublement, triplement, de savoir comment s’opère la réalisation de sa destruction, de son anéantissement, ça vaut amplement toutes les études que la société lui a payées et qui lui ont permis de faire chier, à répétition, en toute impunité, avec tant de méprisable prétention, le pauvre monde durant un nombre toujours beaucoup trop considérable d’années !

09/09/2009

8. SAVOIR-BOIRE

Si vous remplissez trop un verre, il déborde.

08/09/2009

9. TASTER'S CHOICE

Pour arriver à faire quelque chose qui ait un peu d’allure, dans la vie, il ne faut pas être Bruno Pelletier.

07/09/2009

10. ÂNE-À-COQ

Internet, c’est comique, c’est n’importe quoi.