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26/09/2009

32. GOGOS & GRANDS VEAUX

J’éprouve une haine assez tenace pour les buveurs de café et davantage encore pour les infâmes licheux de crème glacée qui ne répugnent pas à se la sortir en public.

25/09/2009

33. ZOOLOGIE

L’homme n’est pas un loup pour l’homme, il est un loup – un animal soumis à la meute.

24/09/2009

34. TÊTE À QUEUE

Sainteté.

Non.

Spiritualité.

Non.

Santé.

Non.

23/09/2009

35. GÉHENNE

Quand je vais dans la ville et que je vois les yeux des gens, surtout s’il fait chaud comme aujourd’hui – à Montréal, il peut faire vraiment chaud – , je comprends que la vie n’est pas bonne. Elle ne demande qu’à nous chasser, à se débarrasser de nous, à faire de la place pour ceux qui nous poussent dans le dos sur les trottoirs du monde et qui gémissent comme des bêtes en marche vers l’abattoir. Dans les yeux des gens de la rue, dans leurs yeux de solitaires qui ne vont jamais nulle part, il y a la stupeur et l’embarras d’exister, il y a la sordide lassitude de vivre et l’appétit secret de la mort. Nous ne sommes pas faits pour vivre, mais pour nous reproduire et nous divertir, pour nous distraire de notre insupportable existence, pour ouvrir nos grandes mains molles et griffer l’air, grotesquement, en attendant de mourir. Les chiens ne regardent pas la télévision, ils n’achètent pas de bouteilles d’alcool ni de billets de loterie, et pourtant ils sont mille fois plus heureux que nous. S’il n’y avait pas l’argent que nous avons inventé dans l’unique but de nous tenir tous désespérément affairés, à quoi pourrait bien servir le Japon et notre espèce tout entière ? Pour nos pauvres enfants, la vie est peut-être un terrain de jeux, mais pour l’adolescent elle est déjà une prison, et pour les adultes, ces méchants suprématistes, la géhenne, le séjour des réprouvés, le camp de la mort, c’est tout comme.

22/09/2009

36. MOI D'HOMME

Il disait : « Moi, je ne suis personne, évidemment – ou alors je suis l’homme. Et si je suis l’homme, alors je suis tout l’homme. » Il s’appelait Moi. Les autres l’appelaient Blind Pig et lui disaient : « Va raconter ça aux pompiers, Chose, ils vont t’arroser ! » Et il répondait : « Tiens, c’est une idée, ça… »

Il disait : « Je suis plus nombreux que moi-même, idée assez répandue. »

Il disait : « Je n’en ai pas encore assez d’être déjà trop à force de n’être personne. Bref, je suis l’homme. Et si je suis l’homme, alors je suis tout l’homme. »

Etc.

21/09/2009

37. SHOWBIZ

Ce n’est pas moi qui saigne, c’est ma croix.

20/09/2009

38. JEUNESSES

Ils ont rêvé d’une grande communauté de communautés, d’un monde d’adolescents, d’une société libre, sans parents. Aujourd’hui, tous les câbles ayant été branchés, la société ayant été détruite, ils vivent comme des enfants, inconscients de leur inconscience, et le pouvoir qui leur échappe, qui les soumet, ne connaît plus de limite.

19/09/2009

39. LES TEMPS MODERNES

Avoir un ordinateur, c’est comme vivre avec une maladie.

18/09/2009

40. VIVE L'AMOUR, VIVE LA VIE, VIVE LA COMPAGNIE

La marginalité n’existe plus, il n’y a plus de « marginaux », de nos jours, mais de vagues ratés, des déchets aux visages trop familiers, inutiles, sans intérêt et sans valeur aucune. Le vingtième siècle a été celui des avant-gardes artistiques, et ça aussi c’est une chose du passé. L’immense, l’obscène, l’inconcevable richesse des nouveaux riches sans frontières, des riches à milliards, voilà le nouvel underground, le seul digne de ce nom. Les véritables marginaux, aujourd’hui, ce sont les politiciens et les joueurs de base-ball professionnels. Toute forme d’espace oppositionnel a été confisquée et détruite par l’omniprésence et l’omnipotence des images médiatisées, par l’invasion concertée, militaire, généralisée, planétaire, du Cliché. Les médias nous ont tout volé, Internet Inc. est déjà en train de saloper le reste et moi-même, je l’avoue candidement, je ne me sens pas très bien.