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20/10/2009

8. RAMON

J’étais Ramon le mal rasé ramonant la femelle dans un arbuste empoussiéré du parc Jeanne-Mance après le bar, ses considérables totons blancs frémissaient au printemps de Montréal et les petits poils érectiles, si tragiquement vulnérables, si dérisoires, de son trou du cul dans le vent, quand j’ai vu en redressant la tête la noire baleine du Mont-Royal, ce corps monstrueux, gigantesque, affalé dans la nuit cosmique, ça m’a comme saisi, ç’a été plus fort que moi, je me suis senti monter une sorte de dégoût pour le doux entonnoir qui s’efforçait de me divertir, il y avait nos râles risibles et le rire puissant, silencieux, indifférent, de l’horloge broyant les espèces dans l’inanité de la machine Univers.

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