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15/10/2009

13. L'ATROCITÉ

Je m’étonne assez qu’il suffise de moins d’un kilogramme de nourriture solide introduite quotidiennement dans un corps pesant soixante-quinze kilos, disons, pour que ce corps puisse non seulement maintenir sa structure et son organisation, mais se livrer, jour après jour, durant de très longues années, à une multitude d’activités extrêmement complexes et diversifiées, dont la nature se résume pourtant, grosso modo, à la recherche des meilleurs moyens de se procurer de la nourriture, au gaspillage de la part superflue de l’énergie qu’elle lui procure et, parfois plus accessoirement, à ce qu’il lui faut faire pour assurer la reproduction de l’espèce dont il n’est, comme tous les autres corps, qu’un représentant atrocement négligeable.

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