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27/08/2009

21. TOUT VA TRÈS BIEN

Je suis allongé sur un banc public dans le centre de la ville, un mégot aux babines, c’est le triste printemps de Montréal, un printemps de ciment sale, de poussière et de déchets absurdes, il est six heures du matin, le quartier est totalement désert, je lève les yeux vers les grands buildings rutilants qui m’entourent, je souris dans ma barbe de quatre jours, tout le monde semble être à peu près conscient que notre monstrueux Titanic fonce à toute vapeur vers la catastrophe, et pourtant il ne se passe rien, les passagers pleins d’insouciance continuent de faire la fête, de s’étourdir, de vaquer à rien, tandis que dans la cabine de pilotage les officiers fous aboient : « Plus vite ! Toujours plus vite ! »

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